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Découverte de molécules sanguines dans l'abdomen d'un moustique fossile

Parue le 29 Oct 2013 à 00h06.
Vu 1831 fois Catégories : Reptiles Fossiles 0 Créateur : Ferox

Découverte du premier fossile de moustique, encore gorgé de SANG, jamais mis au jour !

La nouvelle tombée ce lundi 14 octobre dans les revues scientifiques "Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America" et "Nature", ressemble de prime abord au célèbre scénario de Jurassik Park. L'analogie s'arrête pourtant rapidement sitôt les premiers détails donnés : ce spécimen de moustique (46 millions d'années) est bien trop récent pour avoir côtoyer les dinosaures (65 millions d'années), les molécules d'ADN du sang n'ont pas par ailleurs résisté à la fossilisation selon les chercheurs.

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 Un spécimen unique en son genre...

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a) Témoin d'un mode d'alimentation

Ce fossile de moustique, à défaut de relier science-fiction à réalité, constitue tout de même une pièce d'intérêt : il est l'un des seuls à témoigner que certains insectes se nourrissaient déjà de sang auparavant. Aujourd'hui, 14000 espèces ont adopté ce mode d'alimentation (tiques, puces, moustiques...).

La découverte d'un insecte gorgé de sang est rarissime. Jusqu'à cette découverte, seuls quatre spécimens fossilisés, dans lesquels des parasites de la maladie du sommeil (le trypanosome) et du paludisme (le plasmodium) avaient été retrouvés, indiquaient que ces insectes se nourrissaient de sang, précise Dale Greenwalt, un biochimiste retraité travaillant au Musée d'histoire naturelle de Washington et principal auteur de cette découverte.

le plus ancien fossile de moustique retrouvé est daté à 95 millions d'années, à une époque où les dinosaures étaient encore sur la planète. Celui-ci n'a "que" 46 millions d'années, mais l'autre ne contenait pas de sang, souligne Dale Greenwalt.

Bien que l'hématophagie (le fait de se nourrir de sang) des moustiques est, avec cette étude, reconnue comme étant ancienne dans l'évolution, les scientifiques ne peuvent toujours pas savoir s'ils se nourrissaient du sang des dinosaures. D'ailleurs, les molécules de sang retrouvées dans l'abdomen de cet insecte s'avèrent être communes à plusieurs espèces, ce qui empêche de déterminer avec précision à quelle espèce appartenait le sang de l'animal piqué.

Cette découverte a également permis de montrer pour la première fois que les dérivés d'hémoglobine sont susceptibles de résister au processus de fossilisation de longue durée.

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b) Une fossilisation exceptionnelle

Un autre fait remarquable pour ce moustique, est qu'il ne fut pas emprisonné dans de l'ambre - comme dans la majorité des cas retrouvés - mais dans du schiste.

Les chances qu'un tel insecte puisse être préservé dans du schiste sont quasiment infinitésimales, a souligné le chercheur Greenwalt.

Il ne sait cependant pas ce qui a permis de préserver aussi bien l'insecte dans une couche sédimentaire d'un ancien lac de la formation géologique Kishenehn, dans le nord-ouest du Montana, aux États-Unis. Peut-être a t-il été piégé dans une algue, qui a englué le spécimen avant de couler vers le fond. D'autres fossiles ont été retrouvés grâce à ce processus, ce qui est l'hypothèse la plus probable dans ce cas selon Greenwalt.

Photo du plus vieux fossile de moustique contenant du sang, trouvé dans la collection d'un entomologiste américain et donné au Musée d'histoire naturelle de Washington.  Photo :  AFP/-Smithsonian Institution

Photo du plus vieux fossile de moustique contenant du sang, trouvé dans la collection d'un entomologiste américain et donné au Musée d'histoire naturelle de Washington.  Photo :  AFP/-Smithsonian Institution

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Traces d'un composé d'hémoglobine

Au cours de leur étude, Greenwalt et ses collègues ont bombardé le moustique fossile à l'aide de molécules de bismuth, un métal lourd, qui a le pouvoir de vaporiser les composés chimiques présents dans le fossile. Transportés par l'air, ces composés ont alors pu être analysés par un spectromètre de masse, une machine qui identifie les éléments chimiques grâce à leur masse atomique. L'avantage de cette technique est qu'elle ne détruit par l'échantillon alors que d'autres nécessitent le prélèvement de petites portions du fossile, a expliqué le scientifique.

L'analyse spectrométrique à résonance magnétique nucléaire avec polarisation a révélé que l'abdomen de l'insecte contenait des teneurs très élevées de fer. La source de ce fer était des molécules de porphyrine, qui entrent dans la composition du sang.

Cette découverte montre ainsi que des molécules biologiques aussi complexes peuvent être préservées pendant des millions d'années et la porphyrine en particulier, s'avère être "extrêmement stable". Elle pourrait ainsi servir de cible potentielle pour étudier des spécimens morts depuis longtemps, a relevé Mary Schweitzer, chercheur au North Carolina Museum of Natural Sciences non impliqué dans l'étude.

Comme l'ont déjà démontré d'autres études, l'ADN n'est pas assez résistant pour survivre pendant autant d'années. La découverte montre effectivement que des molécules organiques complexes peuvent être préservées pendant une longue période, mais ce n'est pas le cas de l'ADN, a insisté Greenwalt.


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